Aller au contenu

Enfants & adolescents

L'anxiété scolaire chez l'enfant et l'adolescent

Du simple stress allant jusqu'au refus scolaire anxieux, l'anxiété scolaire était rarement accompagnée il y a encore quelques décennies. Pourtant, combien en ont réellement souffert le long de leur parcours ?

Quels facteurs suscitent l'anxiété scolaire, voire le refus scolaire anxieux (anciennement phobie scolaire) ?

L'anxiété générée par la scolarité peut être attribuée à un grand nombre de facteurs. Ceux-ci peuvent toucher l'ensemble du rapport qu'un jeune entretient avec sa scolarité. Ils comprennent, d'une part, l'influence du domaine familial, les représentations qu'il véhicule de l'école et de la réussite, ainsi que les attentes de performance plus ou moins directes (sans oublier les conditions sociales : métier des parents, classes sociales, climat familial…).

D'autre part, certains éléments de vie peuvent impacter l'implication dans la scolarité : perte d'un proche, maladie chronique ou trouble psychique, harcèlement, jugement des professeurs, manque de liens sociaux et de soutien… La liste est évidemment non exhaustive.

Les risques et les conséquences de l'anxiété scolaire

La difficulté survient notamment lorsque le dialogue se dégrade et qu'un élève tend à se renfermer. Le risque de l'anxiété scolaire peut aller d'un simple stress à un refus scolaire. Ses conséquences peuvent alors mener non seulement au décrochage, mais également au retrait social.

Les conséquences peuvent aller de signaux d'alerte plus « légers » (à ne pas prendre à la légère) aux plus sévères : difficultés à s'investir dans son travail, peur de ne pas réussir, comportement qui change, douleurs physiques, absentéisme, mauvais sommeil, jusqu'au décrochage total ou même aux crises de panique. Avec le temps, les retentissements sur la santé mentale peuvent, pour certains, mener à l'apparition de troubles anxio-dépressifs, à l'isolement, à une baisse de l'estime de soi, à des conduites addictives ou autres.

Comment accompagner et réagir lorsqu'un élève décroche ?

Les premières choses à mettre en place lorsqu'un enfant présente des signes de refus scolaire anxieux : ne pas ajouter du stress à son stress (injonctions d'aller à l'école, de performer, voire menaces de punition, remarques sur ses journées, attentes parentales à combler) ; chercher à comprendre ce qui l'angoisse et à connaître ce dont il a besoin.

Lorsqu'une prise en charge s'avère nécessaire, l'accompagnement avec la famille peut être important, notamment quand le contexte familial interfère avec l'anxiété scolaire (ou même plus généralisée). Le but n'est jamais d'avoir un excellent dossier ni de bonnes notes, mais de pouvoir renouer avec son parcours scolaire et de reconsidérer le sens que l'école peut avoir pour soi.

Refus scolaire anxieux ou phobie scolaire ?

On parle de plus en plus de refus scolaire anxieux, une notion qui englobe une plus grande part de jeunes en décrochage, ainsi que la diversité des raisons qui mènent à ce refus. Un jeune peut ne plus vouloir aller à l'école parce qu'il ne se sent pas rentrer dans des cases, parce qu'il ne souhaite pas faire d'études, ou pour d'autres motifs encore.

On parle parfois moins de phobie scolaire, car bien que la peur puisse être très intense, elle est souvent explicable et comporte rarement un caractère irrationnel.

Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas un accompagnement personnalisé. Si la situation d'un enfant ou d'un adolescent vous préoccupe, n'hésitez pas à en parler.

← Retour au coin psy